La New Wave c’est quoi?

La new wave, littéralement nouvelle vague, (qui tire son nom de la Nouvelle Vague du cinéma français des années 1950) est un genre musical regroupant plusieurs styles de musiques pop/rock apparues de la fin des années 1970 au milieu des années 1980.

Aux sonorités électroniques et punk rock. À l’origine comme pour le post-punk, la new wave définissait les nouveaux groupes et artistes pop rock anglo-américains nés après l’explosion du punk, avant qu’elle ne soit identifiée comme un genre musical incorporant musique électronique, expérimentale, disco et pop.

Quelques sous-genres et dérivés musicaux ont été créés à partir de la new wave, dont les nouveaux romantiques, l’electronic body music et le rock gothique (cold wave).

HISTOIRE


La new wave est l’un des genres musicaux popularisés dans les années 1980, il se concrétise sur MTV, et la popularité de nombreux artistes issus de cette scène est due à la popularité du genre présenté sur la chaîne.

Milieu des années 1980, la new wave commence à se mélanger avec d’autres genres musicaux,.
La new wave revient dans les années 1990, grâce à la nostalgie des artistes et fans du genre. Ce revirement n’est aperçu réellement qu’à partir de 2004 et de ce fait, la new wave a influencé d’autres genres musicaux.


La new wave, qui débute à la fin des années 1970 pour s’éteindre vers 1986, est née du regain de créativité du rock en 1978-1979 et de la nouvelle vague des synthétiseurs et des boites à rythmes devenus accessibles aux jeunes musiciens.

La génération post-punk ayant digéré l’influence d’artistes et de groupes novateurs majeurs tels que David Bowie, Roxy Music, Brian Eno et Kraftwerk. Courant musical à l’avant-garde durant les années 1980, plutôt européen et surtout britannique, la new wave se caractérisa comme étant un mouvement branché et underground grâce à des labels indépendants tel que Factory pour Joy Division, New Order et Orchestral Manoeuvres in the Dark ou Beggars Banquet pour Gary Numan (ainsi que son premier groupe Tubeway Army)


Au début des années 1980, de nombreux artistes et groupes new wave qui deviendront plus tard importants émergent dans des villes provinciales du sud de l’Angleterre : Depeche Mode et Yazoo à Basildon, Siouxsie and the Banshees à Bromley, Soft Cell à Leeds, The Cure à Crawley, Duran Duran à Birmingham, Howard Jones à Southampton ou encore Tears for Fears à Bath. Par la suite, le mouvement s’étend à Londres, qui sert de véritable champ d’expérimentation pour des artistes et groupes tels que Simple Minds,

Ultravox, Eurythmics, Frankie Goes To Hollywood, Art of Noise, Dead or Alive, Bronski Beat, Erasure, Talk Talk, Pet Shop Boys, The Human League, Thompson Twins, Visage et Spandau Ballet, ces deux derniers groupes étant souvent associés à la scène des Nouveaux Romantiques.

En Allemagne, il s’agit de Neue deutsche Welle (nouvelle vague allemande, ou NDW). La new wave allemande a été particulièrement productive, avec des groupes comme Alphaville, DAF, Der Plan, Andreas Dorau, Spider Murphy Gang et le label Ata Tak, Palais Schaumburg, Die Tanzdiele, Grauzone, Xmal Deutschland, Der Plan, dignes héritiers de Kraftwerk, se démarque par son côté onirique voire surréaliste dans sa première époque, l’emploi de synthétiseurs déjantés (de type Moog et analogiques), de boîtes à rythmes aux sons lourds, d’effets vocoder sur les voix.


Parallèlement, en Belgique et en France se développe une scène dite new wave avec toutes les tendances qui en dériveront (le rock belge, la musique industrielle, la scène électro pop rennaise représentée par Étienne Daho).

Les groupes français Taxi Girl, Indochine, Trisomie 21, Niagara, et belges comme Telex, TC Matic, Aroma di Amore, Front 242, Twee Belgen, Minimal Compact, The Neon Judgement se font connaître par le biais de labels indépendants dont Play it again, Sam!.

Leur musique est fortement relayée dans les années 1980 par le mythique club de Manchester (Royaume-Uni), l’Hacienda, les diverses salles de concert de toute l’Europe.

Comme celle de l’Ancienne Belgique à Bruxelles, par exemple, ainsi que dans les fameux night clubs belges, comme celui du même nom à Anvers, la Chapelle à Liège, le Boccacio, le Skyline qui orienteront par la suite leur programmation musicale vers l’acid house et la new beat puis la techno dans les années 1990

Le son new wave représente à la fin des années 1970 une direction différente par rapport aux musiques blues et rock ‘n’ roll de la fin des années 1960 et du rock du milieu des années 1970.

Duran Duran


D’après le critique musical Simon Reynolds, les musiciens de new wave jouaient souvent de la guitare rythmique houleuse à un tempo rapide. Les claviers démarraient ou arrêtaient la structure et la mélodie des chansons.

Reynolds note que les chants de new wave paraissaient hauts, geeky et de banlieue.
La nervosité ringarde était une caractéristique des fans et de groupes comme Talking Heads, Devo et Elvis Costello.
Elle comprenait une forme de danse robotique, des voix aigües nerveuses, des costumes et de grosses lunettes.
La majorité des groupes de new wave masculins américains à la fin des années 1970 sont composés de blancs de classe moyenne, et critiquaient intentionnellement d’une manière ringarde leur blancheur.

A Flock of Seagulls


La scène pub rock au milieu des années 1970 se compose de nombreux groupes new wave comme Ian Dury, Nick Lowe, Eddie and the Hot Rods et Dr. Feelgood.

Les auteurs-interprètes, comme Elvis Costello, Joe Jackson, et Graham Parker, étaient colériques et intelligents et s’intéressaient la musique pop à l’attitude sardonique et l’énergie et agressive et intense du punk et faisaient partie de la scène new wave.

Un revirement britannique du ska et du 2 tone, dirigé par The Specials sont plus politiquement conscients que les genres new wave.
Madness, The Beat/English Beat, et Selecter sont associés à ce revirement.

Des groupes phares comme Siouxsie and the Banshees, Joy Division ou The Cure marquent la new wave gothique.

The Cure

De Blondie à The Cure en passant par Frankie Goes to Hollywood, la new wave englobe beaucoup d’artistes et de styles différents. Avant de plonger dans notre prochain week-end thématique, essayons d’y voir clair dans ce courant musical.

La new wave en quelques mots

La période new wave s’étale de la fin des années 70 au milieu des années 80.

Mais la new wave englobe plusieurs styles : certaines musiques tirent vers le disco, comme celle de Blondie.

On parle plutôt de new wave gothique pour The Cure, ou de new wave punk pour Gang of Four.

Punk, synthétiseur et boîte à rythme

Le terme new wave est apparu dans la presse au milieu des années 70, juste après l’explosion du punk.

D’ailleurs, entre 1976 et 1977, les termes punk et new wave sont parfaitement interchangeables.

Mais ce qui différencie les deux courants, c’est le synthétiseur et la boîte à rythme.

Dès 1978, ces instruments deviennent accessibles aux jeunes musiciens qui avaient écouté du punk, mais aussi David Bowie ou Kraftwerk.

La grande famille de la new wave

La new wave est un courant musical foncièrement anglais et underground, avec des formations comme New Order ou Siouxsie and the Banshees.

Le genre va ensuite exploser avec Depeche Mode, Duran Duran ou The Cure ou encore Tears For Fears pour les plus connus.

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